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All the King's Men

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1 All the King's Men le Mer 1 Fév - 0:30

Évènement diplomatique. Réunion de grands hommes aux visages masqués. Ils se reconnaissent, s'empoignent, s'envoient des sourires vénimeux. Atmosphère festive, champagne français et robes de soirées, rires mensongers. Il s'était vêtu d'un costume classique, velour de nuit sur le dos. Il n'y avait rien d'extravagant, un noeud papillon pour marquer l'évènement, un plastique saphir détaillé de discrétion sur le front, le haut de l'arête, les yeux. On se croirait dans fifty shades of grey. avait-il chuchoté à Darwin en entrant à ses côtés, le sourire moqueur envers des diplomates qui se croyaient rois. Qui étaient rois. Un jour, on sera dans le gratin. Ambition et grimace humouristique. Il laissait Darwin être annoncé en premier, suivant son entrée les mains dans les poches, les pas rapides, légers qui frôlaient les marches du grand escalier.

Ce soir-là, "Anton Vinicous Lawliet, représentant de Poudlard" faisait cavalier seul, arpatant les visages cachés qu'il reconnaissait sans mal; du plus connu au plus détesté, il aurait presque pu tous les nommer, la passion du droit et de la politique mordant chaque parcelle de peau qui le constituait. Premier ministre de la magie britannique, espagnol aussi; il avait même pu apercevoir la duchesse du Luxembourg accompagnée du monarque italien. Les robes et cocktails se mélangeaient dans des valses savantes, des éclats de rire silencieux, des dos nus et regards faussés.

Silhouette d'éloquence et d'audace, Rosabel Northrop attirait tous les regards — ceux des plus avares et opportunistes comme des timides et des indiscrets. Le sien en avait fait partie quelques secondes, le temps de la redécouvrir une fois encore. Il aurait pu l'inviter à l'accompagner, cavalière d'une soirée, avait hésité; s'était résigné. Elle était dans cette pièce, très certainement la meilleure de tous, celle qui saurait jouer de sourires, de mots et d'indignations pour recevoir les plus beaux éloges; les murmures les plus entendus et susurrés de la soirée. Mais aussi et surtout, celle avec qui il ne pouvait s'entendre. Il l'avait rejettée, jetée, c'était fini. Anton avait simplement continué son chemin, sans s'arrêter une seconde pour contempler l'incarnation de l'élocance.


C'est également à ce moment que Darwin s'était envolé de son champ de vision, peut-être pour échapper au noble jeu qui se déroulait dans la pièce, lourd et faux. L'atmosphère était festive; elle semblait malsaine au yeux du jeune garçon. Buffet, petits fours et dégustation; si rien de cela ne lui plaisait, il se devait de rester. Image de futur politique, d'homme de droit encore bloqué au statut d'étudiant. Il le savait, pourtant; un jour, ces soirées mondaines feraient parties de son quotidien. Le jour venu.

C'est alors et seulement que son regard avait croisé celui d'une chevelure de feu. Il la connaissait. De regard, de loin. Il avait immédiatement dévié ses yeux de jade; comme intimidé par la prestance qu'elle dégageait, n'aurait sû dire s'il avait rougi ou si la chaleur de la pièce devenait intenable. C'était souvant ainsi, lors de bal masqués. Anton n'était pas du genre timide; réservé sans contestation, mais parler aux inconnus, se faire de nouveaux amis, rire de blagues ridicules pour d'autres, c'était ce qu'il savait faire de mieux. Mais pas avec elle, pas avec la rousse de Serdaigle, pas avec Zephyrus Boswell. Il se souvenait étrangement de leurs rares échanges, le sel échangé, les quelques regards interloqués lors des discours un peu fou du directeur. Et les détails de chaque échange étaient comme encrés, il n'aurait su dire pourquoi. Ô si, il aurait pu; préférait ne pas l'avouer.

Il fallait dire qu'elle l'avait toujours intrigué. De sa répartition à ce jour, elle était la rare Serdaigle a avoir échappé à ses blagues ou ses remarques piquantes, ses intrusions osées dans la vie des inconnus. Appuyé contre la table du buffet, le regard amusé par les danses de sorciers, bras contre ventre et coupe près du visage, il observait.

"Vous la connaissez ?" Sourcil levé, il avait dirigé son regard vers son nouvel interlocuteur, puis vers la source de ses pensées. Comme le hasard faisait bien les choses. Homme d'une soixantaine d'années, bien portant, il dégageait cet aura des hommes qui ont réussi et sont fiers de le faire savoir. Une certaine prestance, de sa montre de luxe à son petit doigt levé Sous sa coupe de champagne,  « C'est une Boswell. Nous sommes tous les deux chez Serdaigle. » L'homme sourit; d'un sourire nostalgique, fier aussi. Anton aurait parié sa main à couper quant à la précédente maison du bonhomme. « Je vois. J’avais repéré à votre tête que vous étiez un garçon brillant. Quant à elle, je n'ai pas décelé son potentiel intellectuel, mais elle a des atouts tout à fait charmants. » Choc. Anton s’étouffe dans sa coupe de champagne, alors qu’il s’apprêtait à boire une gorgée. Souffle; quelques éclaboussures, quelques toussotements. Rien de bien grave. Un rire, franc. « Vous pourriez être châtié pour ces paroles, vous savez comment elles sont… » L’air est amusé, le sourire, complice. « Vous avez raison, je devrais faire attention. Il y a des oreilles partout, et on ne peut plus rien dire, de nos jours. Ah mon enfant, présentez-moi, elle a de l’allure. »

"Sauf votre respect, j'ai peur qu’elle ne soit pas intéressé. »

"A mon âge, je n'ai plus besoin d'être beau, je suis riche, et puissant. Vous connaitrez ça aussi, du moins je vous le souhaite, avec la période actuelle nous ne sommes plus sûr de rien. Enfin ! Riche et puissant, que dites-vous de ça? »

« Sûrement qu’elle est déjà riche et puissante. Mais vous savez quoi ? Qui ne tente rien n'a rien, venez avec moi, je vais vous présenter. »

« Au fait, comment vous appelez vous ? Non; ne dites rien. La classe d’un homme de droit et l’allure de prestance. Vous vous tenez droit, possédez une belle montre. Riche et puissant, m’avez-vous dit ? Mangemagot. Une cinquantaine d’années, marié; vous avez les cernes, une grosse affaire à régler récemment ? Zigfried Waldermart ? » Oeil éveillé, regard pétillant. Évidemment, Anton le savait depuis le début et tout n’était qu’un tour de charme réfléchi; il aurait pu reconnaitre chaque homme politique britannique de la pièce. Ou peut-être pas si bien que ça. « Vous me flattez, mais je suis un peu plus âgé que Zigfried. Zigfried et moi-même sommes amis depuis de longues années, et je n’ai jamais vu pareil homme que lui. Robert Smirth, enchanté. Vous m’impressionnez, Monsieur… ? Lawliet. Je vous aime bien vous. »

« Et je ne doute pas que vous apprécierez encore plus ma camarade. Laissez-moi vous présenter Zephyrus Boswell; Zephyrus, voici M. Smirth, du Mangemagot.



Dernière édition par J'aiun prénomlong le Sam 18 Fév - 14:09, édité 2 fois



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2 Re: All the King's Men le Sam 18 Aoû - 12:16

Contexte
Il y avait dès lors sept Rois pour sept couronnes. Ainsi perdurait Westeros depuis plus de cinq siècles; ainsi allait la routine des sept couronnes. Et n'était-ce alors pas normal, d'avoir un Roi ultime pour les gourverner tous; qui au-delà des conseils et des discussions, trouvait les juste milieux et les compromis. Mais le Roi n'était pas immortel, sa couronne ne le sauvait pas des rides et du temps.

Ainsi vint la mort du Roi, laissant derrière lui l'un de ses héritiers les plus vaillants. Ainsi serait-il couronné après ses obsèques, serait-il couvert de richesses et de pouvoir. Ainsi prendrait-il en main le pays pour le redresser; pour rallier ses amis, les autres héritiers, à ses côtés. Car il y croyait, à ces légendes menacantes. Dragons, morts, l'hiver approchait et il fallait se préparer.

Cependant, lorsqu'enfin vint le jour de son couronnement, de son élévation, on lui coupa les ailes; comme l'on coupa celles des sept Royaumes. Celles de Westeros. Alors qu'un nouveau jour s'apprêtait à naître, on assista à sa perte.

Et dans le ciel s'élevaient des flammes vertes de destruction. Wildfire, disaient-ils.

Et dans l'atmosphère restaient les cendres des sept dirigeants de Westeros; car tous présents au couronnement du Roi, ils y trouvèrent à chacun leur perte. Ainsi Westeros était tombé dans un chaos sombre, une apocalypse qui signait une nouvelle ère. Celle de celui qui dès lors, se proclama Roi.
Celle de celui qui, alors, s'emparra du pouvoir.

Un homme pour les gouverner tous. Un homme pour les regrouper, et dans les ténèbres, les lier. Ysuldur, direct héritier de la famille des Îles de Fer, devint un Roi impitoyable, certains le qualifièrent même de cruel. Mais plus vieux que les autres héritiers, plus expérimenté aussi, l'on semblait ne pas avoir le choix. Le seul apte à redresser le pays. Mensonges.

Vous voilà au milieu de ce chaos politique, à chercher votre voie. Vous êtes peut-être l'un des héritiers volé, l'un de ceux qui ne croient en rien. Défendez-vous seulement vos terres,
ou préférez-vous vous battre pour un pays, quand des menaces plus grandes murmurent dans la neige ?

Écrivez l'Histoire de Westeros. Écrivez votre histoire.



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